Panama City: what the fuck?

pa Panama, Panama - 16 Dec 2011 - 10 comments

Ça me fait bizarre de retrouver l'aéroport de Panama City, dans lequel j'avais erré en attendant mon vol pour Quito il y a 6 mois de ça... Cette fois-ci je vais sortir de l'aéroport et mettre le pied en Amérique Centrale pour la première fois!

J'ai décidé de faire un post en deux parties: d'abord la partie "touristique" avec quelques photos et anecdotes, et ensuite un récit de ces deux jours et demi où j'ai bien cru que j'allais devenir fou. Attention, diarrhée verbale!

Visite de Panama City

Panama City est une mégalopole très moderne: beaucoup de buildings, banques, centres commerciaux, et j'en passe. La saison des pluies est censée s'arrêter en décembre mais cette année elle a duré plus longtemps que d'habitude, le temps n'était pas toujours de la partie... Pour la petite histoire, même si le nom officiel de la ville est Panama Ciudad, les locaux l'appellent simplement 'Panama', voire même la Ciudad (la ville).

Je me suis donc contenté de la "vieille ville" (ou ce qu'il en reste), et de quelques balades dans la nouvelle ville (si tant est qu'on puisse considérer ça comme de la "balade"). Ici aussi Noël approche!

    

Panama est très congestionnée et les embouteillages sont légion. Il n'y a que des bus - même s'il y a un projet de métro - et à part ça, les taxis (souvent partagés). Un petit mot sur les bus de ville: ce sont des chicken bus, des anciens bus scolaires américains déclassés qui finissent souvent leur carrière en Amérique Centrale. À Panama ils sont appelés les diablos rojos (diables rouges). Leur décoration est exubérante et dépend de la 'ligne' qu'on emprunte. Évidemment ils sont complètement défoncés, il n'y a pas la clim, et ce sont toujours les sièges d'origine conçus pour des enfants ou au plus des adolescents. Autant dire que c'est le bordel et qu'ils sont souvent archi-pleins. Les autorités ont lancé un vaste projet de mise à jour du réseau et maintenant des Metrobus circulent - ils sont modernes et remplacent les anciens bus petit à petit (avec plus ou moins de succès...). Quelques photos (pas de moi) pour vous donner une idée:

    

(photo 1 par Bob Jagendorf/Flickr)

Ensuite, cap sur le canal de Panama avec les fameuses écluses de Miraflores. Au cas où vous ne le sauriez pas, ce sont d'abord les Français qui ont essayé de le construire en premier avec ce bon vieux Ferdinand de Lesseps. Au final ça a pas marché et ces petits filous d'Américains ont récupéré l'affaire - à l'époque le Panama faisait encore partie de la Colombie, ils ont donc soutenu un coup d'état pour que le pays devienne indépendant et ensuite obtenir la concession pour exploiter le canal (en installant des bases militaires au passage, tant qu'à faire). Le canal est redevenu 100% panaméen seulement en 1999.

C'est un ouvrage pharaonique qui de nos jours est une composante indispensable du commerce mondial. Tellement que la taille maximale des bateaux pouvant emprunter le canal (Panamax) est devenue une référence pour l'industrie navale. Plus de 900.000 bateaux y transitent chaque année, en payant un droit de passage (en moyenne 50.000$ - mais le record est de plus de 300.000$). C'est évidemment une source de revenus énorme pour le pays, qui est en train de construire un nouveau système d'écluses qui permettra d'accueillir des bateaux encore plus gros et plus lourds.

Moi qui suis fan de bateaux cargo, autant dire que j'ai été servi :)

    

Ceux qui suivent savent que je rentre maintenant en Europe pour passer les fêtes de fin d'année en famille et revoir un peu les copains.... avec un vol Panama / Atlanta / Amsterdam. Pour la version (très) longue de mes quelques jours à Panama après ces 6 premiers mois de voyage, c'est en dessous que ça se passe!

 

 


 

 

Si ce ne sont pas eux les fous, alors c'est moi?
72 heures dans un univers parallèle

Mon avion depuis Bogotá est quasi vide, par conséquent il n'y a presque pas de queue à l'immigration pour avoir le tampon dans le passeport et passer la douane. C'est un bon début... mais ça se complique un peu lorsque je sors de l'aéroport: les taxis sont abusivement hors de prix, et il n'y a personne en vue pour en partager un. Et en plus il pleut. Je me résouds à marcher quelques centaines de mètres pour rejoindre l'arrêt de bus le plus proche, et j'attends qu'un Metrobus (moderne - voir plus haut) passe. 25 cents le trajet, c'est quand même économique!

Après un petit moment un bus arrive, et je m'installe à l'intérieur tant bien que mal. Je pense que c'est à ce moment là que j'ai été aspiré dans un univers parallèle. Il y a souvent des embouteillages mais ce soir là c'est un record: au bout de deux heures je suis encore dans les quartiers périphériques de la ville. Mon hôtel étant en dehors du centre, sur la route de l'aéroport, je demande conseil à ma voisine qui me dit que j'aurais plus vite fait de descendre maintenant et de prendre un taxi plutôt que d'aller jusqu'au centre et de rejoindre le quartier de mon hôtel ensuite.

Aussitôt dit, aussitôt fait - je descends du bus et commence à héler des taxis. C'est pas très dur d'en trouver puisque les voitures sont toutes arrêtées ou presque à cause des bouchons. Le problème c'est d'en trouver un qui veut bien m'emmener là où je veux aller! Ici, les taxis travaillent par quartier et ne connaissent pas vraiment grand chose à la ville - donc on en arrête un, on leur dit où on veut aller et ils disent si oui ou non ils veulent bien faire la course. Intéressant comme système... sauf qu'au bout d'une demi-heure, aucun taxi n'a voulu me prendre. Il fait maintenant nuit noire, je suis avec mon sac à dos au bord d'une avenue dans une ville que je connais pas, j'ai faim et il crachine - j'aime pas trop ça. Et le mec qui fait sa vidange sur le trottoir pendant que ses potes boivent de la bière n'a pas l'air super amical non plus. Il y a une voiture de flics pas loin donc je me poste à côté au cas où... avant de leur demander comment faire pour aller à mon hôtel. Là, le mec rigole et me dit qu'aucun taxi ne me prendra depuis le quartier où je suis pour le quartier de mon hôtel, parce que voilà c'est comme ça.

Génial. Alors je suis ses conseils et je remonte dans un bus qui va au fameux Albrook Mall (un grand centre commercial qui fait office de gare de bus, aéroport national, et station de taxi). C'est reparti pour les bouchons - j'arrive à Albrook 45 minutes plus tard, et ça fait plus de 3 heures que je suis parti de l'aéroport... À Albrook, belote et re-belote. C'est un sacré boxon - il y a des bus dans tous les sens, des gens qui sortent les bras remplis de courses de Noël, et une blinde de taxis pourris qui klaxonnent de partout... mais qui veulent toujours pas me prendre. Je dis aux chauffeurs que je suis prêt à payer ce qu'ils veulent pour qu'ils m'emmènent, mais même comme ça ils refusent. Jésus Marie Joseph, qu'est ce que c'est que cet endroit?

Finalement deux personnes s'approchent de moi et me disent qu'elles ont entendu que je voulais aller au quartier San Francisco, et que c'est là aussi qu'ils vont. Du coup ça fait 3 personnes dans le taxi, c'est plus rentable, et on en trouve un qui nous prend. J'ai très mal à la tête, je me prends les cadeaux de Noël du gars assis à côté de moi en pleine tronche à chaque virage, et en plus il y a toujours des embouteillages. On est pas arrivés...

Il est 22 heures passées quand j'arrive à mon hôtel - cinq heures et quelques depuis que j'ai quitté l'aéroport. Je suis complètement à la masse et je retrouve Tanya, une Néo-Zélandaise que j'avais rencontrée en Bolivie et que j'avais revu plusieurs fois en Argentine. Elle s'est préparé à manger et m'invite à partager son dîner, on discute un peu et je m'effondre dans mon lit.

Le lendemain je pars visiter le Casco Viejo - la minuscule partie de Panama City qui soit "historique" et sans buildings de ouatmille étages avec des autoroutes qui passent au milieu. J'en fais vite le tour, surtout qu'il pleut régulièrement et qu'il n'y a quand même pas grand chose à voir :)

Au retour à l'hôtel, on décide de s'organiser à plusieurs pour aller voir le fameux canal de Panama et ses écluses dès le lendemain. Je trouve l'ambiance bizarre alors je discute un peu avec les camarades - qui m'informent que là aussi c'est le bordel: la réception est fermée la nuit, et pour ouvrir le portail qui donne sur la rue il faut crocheter la serrure avec une fourchette en plastique laissée sur le mur exprès. Il se trouve qu'il y aussi un groupe de lycéens mexicains du genre catho bien hardcore et qu'un des leurs a eu un grave accident de rafting où je sais pas quoi pendant une excursion - du coup ils passent toutes les soirées à prier en rond à voix basse dans le jardin autour d'une bougie. Génial! Heureusement que je ne reste que deux nuits de plus...

Ce seront deux nuits de trop. En effet pendant la nuit je me réveille en sursaut en entendant des gens qui parlent et crient. Quand je me réveille je vois un mec debout dans le dortoir, visiblement complètement bourré en train de faire quelque chose mais je ne sais pas quoi (je ne le vois que de dos). Et là tout d'un coup j'entends un bruit de liquide...

Et ouais. Le mec est en train de pisser. Par terre. Au milieu du dortoir. Comme ça, tranquillou. Les cris redoublent... Et là, je réalise que cet abruti a choisi de se soulager exactement là où j'ai mis mes chaussures hier soir. Pas dans un coin, pas à côté de la porte. Sur mes chaussures. Du coup je me mets à gueuler aussi - mais le gars est complètement dans un autre monde et ne moufte pas. J'ai déjà vu des gens bourrés, défoncés à toutes sortes de substances, mais là ça dépasse l'entendement: il est complètement absent, et retourne se coucher. Et il se met à se tripatouiller la nouille, parce que tant qu'on y est, autant y aller à fond, pas vrai?

Bon. Je dois avoir un putain de mauvais karma parce qu'à part 3 gouttes par terre, tout est dans mes chaussures. Et comme elles sont genre imperméables machin, ben y'a rien qu'a fuité. Merci Décathlon, hein. Donc il est 4 heures du matin - je les nettoie vite fait en me disant que je ferai mieux demain, même si la pluie m'enlève tout espoir de séchage rapide au soleil... Et j'essaye de trouver quelqu'un de l'hôtel pour virer ce mec - mais il n'y a absolument personne, le portail est ouvert en grand sur la rue, et bien évidemment la réception est fermée. Mauvais karma, mauvais karma...

Le lendemain matin, il n'y a toujours personne de l'hôtel. Foutu pour foutu, je passe une heure à savonner et rincer mes chaussures à grande eau - et quand une employée arrive pour faire le ménage, je lui saute dessus. La pauvre qui n'a rien à voir là-dedans me dit qu'elle est désolée mais qu'elle peut pas faire grand chose - ils ont un sèche-linge mais ça pourrait l'abimer de mettre mes chaussures dedans. Et aussi abîmer mes chaussures. Il faut qu'elle demande à son chef (le patron de l'hôtel) mais il est pas là et elle sait pas quand il va revenir.

Donc là, je lui fais un grand sourire et je lui dis de ma plus belle voix de serial killer que c'est d'accord, mais que si elle m'ouvre pas la porte du local où sont les machines à linge, c'est moi qui vais l'ouvrir moi même et j'ai pas l'intention d'utiliser une clé. If you know what I mean (avec le French accent, bien sûr).

Comme par magie, le sèche-linge est en route quelques minutes plus tard. Et je vais pas rester ici à pleurer sur mon karma moisi, donc on se met en route avec les collègues pour les écluses de Miraflores. Belote, re-belote, dix de der, vazi que te prends pas dans mon taxi parce que je vais pas là-bas, et que c'est pas mon quartier, et ron et ron petit patapon.

Bon, finalement on est arrivé jusqu'aux écluses et on a regardé les bateaux passer; ça c'était chouette même si encore une fois il pleuvait. Ensuite on est rentré en ville et on s'est installé pour manger un truc au marché de poissons - où j'ai du subir plus d'une heure de conversation de ma voisine suédoise dont la stupidité dépassait l'entendement. Du genre "les toilettes sont sales", "pourquoi les gens ici ne mettent pas la ceinture", "pourquoi ils mettent de la musique latino et pas du rock ou un truc cool". Franchement y'a des gens des fois, j'aurais envie qu'ils soient muets. Ou morts, tant qu'à faire.

Bref, je me carapate discrétos en prétextant un achat super important à faire que vraiment ça peut pas attendre et qu'en plus j'ai un truc sur le gaz qui sonne à la porte mais promis on se parle ce soir. Je retourne à l'hôtel... et là, mes affaires ont disparu. Mais bordel de cul de singe, c'est quoi cette histoire?

Et là, tadam. Je rencontre pour la première fois en deux jours le patron du bouge, qui vient juste de rentrer de je ne sais où. Il m'explique que deux personnes sont arrivées, vu que dans mon dortoir y'avait un lit de libre et le mien... ben il leur a refilé les deux et a donc enlevé mes affaires du lit pour faire de la place. Je soupçonne un instant d'être dans une caméra cachée mais j'ai beau chercher, je ne vois rien. Je lui fais remarquer que même si j'ai eu du mal, vu qu'il y a jamais personne qui bosse, j'ai mon nom avec ma date d'arrivée, de départ et mon numéro de lit dans son foutu cahier de suivi des clients. Par ailleurs j'ai payé mes nuits d'avance - ce que je regrette sinon ça ferait bien longtemps que je me serais barré de cet endroit maudit. Et aussi que ça fait quelques mois que je voyage et que des hôtels pourris j'en ai fait mais ça non, jamais. Alors merci de me faire découvrir des nouvelles choses mais maintenant tu te démerdes pour me trouver un lit, tu prends mon sac, et tu le portes toi même jusqu'à ma nouvelle chambre. Et je m'en tartine les roubignolles que tu sois désolé pour cette une horrible méprise, t'es rien qu'un pauvre cloporte qui: 1) ne sait pas gérer un hôtel; 2) pète plus haut que ton cul parce que t'as deux employés à qui tu parles mal le peu de fois où tu traines effectivement dans les parages; 3) va prendre cher dans les reviews de tripadvisor et hostelworld vu que tout le dortoir et une bonne partie des résidents se sont mis d'accord pour te détruire ta réputation en ligne.

Aaaaah. Ça fait du bien.

Bon, finalement, il m'a trouvé un autre lit, j'ai récupéré mes chaussures à peu près sèches et rencontré deux Français très sympa qui venaient de passer du temps en Amérique Centrale donc on a bien papoté. Y'a aussi eu un chauffeur de taxi qui est venu me réveiller à 3h du matin pour aller à l'aéroport, sauf que moi c'était à 5h que je devais me lever. Comme ça au moins j'étais sûr de pas rater mon avion, faut voir les choses du bon côté...

Je me suis senti un poil mieux au moment de passer le contrôle des passeports, c'était un peu comme si je venais de quitter l'enfer - jusqu'à ce que je me retrouve en salle d'embarquement et que je réalise que je dois être le seul non Américain dans cet avion qui va à Atlanta. Ceux qui ne sont pas en train de manger une pizza ou un burger se trimballent un mug de 3 litres de café dégueu genre Starbucks, quand ce n'est pas un Coca. Voire les quatre en même temps.

Et arrivé à la porte d'embarquement, ils se plaignent de ne pas pouvoir prendre des liquides dans l'avion: "this is insane and never happened to me in the US"... Petite jouissance quand le mec à la porte - genre gros black - leur répond du tac au tac que toutes ces mesures sont arrivées en majorité à cause d'eux et de leur "fucking parano after 9/11, man".

Pfiou - finalement je décolle pour Atlanta. On nous régale généreusement de trois cahouètes pour un vol de quatre heures à l'heure du déjeuner, merci Delta Airlines. Deux trois rangées devant moi un psychopathe décide d'installer un rideau avec une grande écharpe suspendue au coffre à bagages parce que "son voisin a l'air malade et il veut pas attraper de germes". Déjà, le gars tu passes la main dans ses cheveux t'as de quoi beurrer un moule à tarte; mais en plus je l'ai croisé aux chiottes de l'aéroport et il s'est pas lavé les mains depuis. Ça l'a pas gêné pour bouffer ses cahouètes, donc je comprends pas bien la logique.

J'arrive à Atlanta quelques heures plus tard - c'est le moment de passer mon examen de voyageur sur le sol américain, puisqu'évidemment même pour une simple escale il faut passer l'immigration:

  • Officier d'immigration: Pourquoi vous venez aux États-Unis?
  • Moi: Je ne viens pas aux États-Unis, c'est juste pour ma correspondance.
  • Lui: Vous allez où ensuite? (après avoir scruté pendant 2 minutes mon billet où c'est écrit en gros Amsterdam dessus)
  • Moi: Amsterdam.
  • Lui: Et pourquoi Amsterdam?
  • Moi: Parce que c'est là que j'habite. (on va pas faire trop compliqué non plus)
  • Lui: Mais je vois dans votre passeport que Amsterdam c'est aux Pays-Bas et vous êtes français. Pourquoi vous habitez dans un autre pays que la France?
  • Moi: Parce que je travaille là bas. (on va faire simple, encore une fois)
  • Lui: Pourquoi vous travaillez là bas et pas en France?
  • Moi: (...)

Gnnnn. Au bout de 5 minutes de ce dialogue de sourds il m'a tamponné mon passeport - il a du en deviner que je ne cachais pas un mexicain en situation irrégulière dans mon caleçon. Alors je suis allé attendre l'avion pour Amsterdam - qui se trouvait en fait être à destination de Bombay mais avec une escale en Hollande. Dans l'aéroport j'ai croisé plein de militaires qui revenaient d'Irak, rapport aux retraits des troupes et tout ça; donc c'était ambiance casquette / treillis / McDo géants / blagues de cul; très bizarre. God bless America.

Après je suis monté dans mon autre avion Delta. Forcément cette fois-ci il était rempli d'indiens - et évidemment ma télé ne marchait pas, tout comme celle des trois-quarts de l'avion parce que le système était planté. J'ai bien essayé de me plaindre, mais le steward m'a expliqué qu'il ne pouvait pas appuyer sur le bouton "reboot" parce qu'il avait des security checks à faire - genre se curer les dents et se gratter l'entrejambe en discutant avec son collègue via l'interphone de bord. Quand les indiens se sont mis à se plaindre ça a fait un paquet de boucan et il a redémarré le biniou, qui a fini par tomber en marche après 15 minutes. Sauf qu'une demi-heure après le collègue en question est arrivé et s'est dit que ça serait sympa si il le redémarrait aussi, pour être sûr que ça marche bien maintenant que tout le monde était en train de regarder son film. Merci Delta Airlines!

Donc ouais.

J'étais sacrément content d'arriver à Amsterdam. :)

Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. (Nietzsche)