Après une nouvelle après-midi dans le bus, j’arrive finalement à Carthagène des Indes (ou Cartagena de Indias), ville au passé historique très riche.
Sur une péninsule dans la mer caraïbe, elle a été un port stratégique pour les colons espagnols pendant de nombreuses années.
La ville est assez chaotique et les abords du centre-ville pas vraiment très attirants. On réalise très vite la richesse et la diversité ethnique des habitants: il y a des indigènes, des métisses, et beaucoup de noirs africains, témoignage du passé esclavagiste de la ville… Avec la chaleur et l’humidité, j’ai l’impression d’être aux Antilles plutôt qu’en Amérique du Sud. Dans le centre historique l’architecture est très coloniale, les forteresses et murailles se succèdent, témoignages des nombreuses batailles livrées avec les pirates et autres envahisseurs!
Je n’ai pas trop aimé la ville au début, mais finalement il fait bon vivre à Carthagène. Chaud et humide mais on s’y habitue. Quand ça devient trop insupportable je rentre dans un magasin ou un musée quelconque où la clim' souffle à bloc histoire de me rafraîchir un peu… J’en ressors vite pour profiter de la vie de la rue, où il se passe toujours quelque chose: marchands ambulants, concerts contre la violence, remise de diplômes, joueurs de cartes, etc.
Je pars faire une “excursion” dans un volcan voisin: c’est en fait un monticule de terre, résidu d’activité volcanique avec un bain de boue en haut. Aux propriétés relaxantes, réparatrices etc. bien sûr - et tout le monde descend se laver / rincer dans la lagune en bas. C’est très touristique et carrément blindé mais c’est rigolo quand même. Et j’ai du mal à réaliser que dans 10 jours à peine je serai de retour en France en plein hiver, alors j’en profite…
Après
mon expérience des plages de la Guajira je préfère
faire l’impasse sur les plages accessibles en bateau depuis la ville et je
fais juste un petit tour dans un village voisin. C’est le choc: il fait gris
et il y a plein de petites paillotes restaurant/bar et des enfants qui jouent
au foot sur la plage. Je suis de nouveau ailleurs - je ne sais pas pourquoi
mais cette fois-ci ça me rappelle un peu le Sénégal. C’est aussi ça la
Colombie, finalement: la diversité des habitants, des paysages, des
ambiances…
Après
une petite hésitation - prendre le bus ou l’avion pour rentrer à Bogotá? - je
décide de prendre l’avion. Ca ne coute qu’une vingtaine d’euros de plus pour
une heure de vol contre 24h en bus… et ma dernière expérience en bus de nuit
m’a un peu dégoûté. Je suis rapidement de retour à la capitale, où je profite
une dernière fois de l’Amérique du Sud. Six mois plus tôt j’arrivais à
quelques centaines de kilomètres de là, en Équateur, et entre temps j’ai
parcouru une bonne partie du continent! :)
Je m’envole de nouveau pour le Panama. La dernière fois je n’avais que quelques heures d’escale, cette fois-ci j’ai plusieurs jours pour une première immersion en Amérique Centrale.