🇵🇦Partir, pour mieux revenir

J’ai passé un petit mois en Europe à bien manger, bien boire, bien dormir et me faire chouchouter…

Il est temps de repartir pour le Panama, pour explorer un peu plus en détail l’Amérique Centrale!

Je monte dans mon bel oiseau de fer KLM à Amsterdam, et cette fois-ci j’ai un vol direct ce qui n’est pas pour me déplaire. Le vol se déroulera sans encombre, mis à part mon voisin qui a des problèmes respiratoires et qui s’évanouit de temps à autre (il finira le vol avec un masque à oxygène, huhu).

J’arrive à Panama City en fin d’après-midi heure locale. C’est la quatrième fois que je passe par l’aéroport, alors je commence à bien connaître. Je constate avec plaisir que le panneau “Panama lutte implacable contre le sinister trilogy” est toujours là (j’avais oublié de le prendre en photo la dernière fois). Cette fois-ci il y a foule à l’immigration, et pas mal de Français qui râlent et essaient de gruger dans la queue, histoire que je ne sois pas trop dépaysé ;-) Je suis surpris en sortant de l’aéroport: grand ciel bleu, pas de nuages… et bien sûr très chaud. Ça change de la dernière fois: la saison des pluies doit bel et bien être terminée, et j’en suis bien content.

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Pour ne pas avoir les mêmes problèmes qu’un mois plus tôt, je discute avec deux vieilles Anglaises qui vont dans le même quartier que moi et on se partage un taxi. Une petite heure plus tard je suis arrivé à mon auberge qui est plutôt pas mal. Je retrouve rapidement mes marques: je sais toujours parler espagnol, c’est un plaisir de retrouver l’ambiance “bordélique” dans les rues et je m’étonne moi-même d’apprécier la chaleur (33 degrés!). Rien à voir avec mon dernier séjour dans le coin, tout ça se présente sous les meilleurs auspices!

Je suis resté deux nuits à Panama City, le temps de me remettre un peu du décalage horaire et de préparer la suite des événements, vu que j’avais pas préparé grand chose :) Je décide ensuite de mettre le cap directement sur David, tout à l’ouest du pays.

p1224114.jpg 7 heures et un petit trajet en taxi plus tard, je m’installe dans une autre auberge avec une très bonne ambiance… et une piscine, ce qui n’est pas un luxe vu comme le soleil tape. Il n’y a pas grand chose à faire à David, mais j’ai quand même bien aimé: je découvre le ‘vrai’ Panama, qui n’a rien à voir avec Panama City. Il y a des bons petits restos pas chers du tout, les gens sont très gentils - et ça a beau être la deuxième plus grande ville du pays ça reste très tranquille.

Après deux nuits sur place, je pars pour Boquete, à une heure de bus - réputée pour son climat tempéré et les nombreuses balades à faire aux alentours.

En aparté: le Darién

panamericanhwy.png Même si la Colombie a une frontière avec le Panama, en pratique personne ou presque ne peut la franchir par voie terrestre. En effet, au sud du pays, la région du Darién est entièrement remplie de marais et de forêts, ce qui la rend très inhospitalière et quasiment infranchissable - une véritable frontière naturelle qui divise l’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale. Et comme d’habitude dans les régions inhospitalières qui bordent la Colombie, le Darién est réputé très dangereux: il n’y a aucune infrastructure et personne ou presque n’y met jamais les pieds, ce qui en fait un territoire idéal pour les guerrilleros et autres hors-la-loi :)

C’est la raison pour laquelle beaucoup de voyageurs rejoignent la Colombie en bateau ou par avion. C’est aussi le seul endroit où la fameuse Panamericana , qui traverse tout le continent américain de l’Alaska à la Terre de Feu, est physiquement interrompue - sur environ 90 kilomètres.